
Si dans la Chine ancienne, du fait de la tradition, on compte peu de femmes écrivains (si ce n’est quelques poétesses restées célèbres), ce n’est plus le cas vers la fin de l'époque impériale, et encore moins à partir des années 1920, sous la République de Chine, où les femmes sont de plus en plus nombreuses à prendre la plume. Certains chercheurs soulignent dans leurs textes l’affirmation de prises de position féministes, quand d’autres attribuent un caractère « féminin » ou « féminisé » à leur écriture. Les femmes ont-elles vraiment une façon particulière d’écrire ? De mettre en mots les émotions ? De construire les récits et de façonner les personnages ? De traiter les différentes préoccupations de leur époque ? Par ailleurs, on peut se demander quelles sont les représentantes majeures ? Quelles sont celles dont le talent est reconnu de tous ? Quelles sont celles, au contraire, qu’on laisse de côté, voire qu’on censure ? Enfin, au-delà des questions de genre, soulignons qu’elles sont avant tout des écrivains à part entière, et qu’elles méritent à ce titre d’être étudiées en tant que tels dans les études littéraires. Le but de notre journée sur « les Femmes écrivains en Chine » est précisément de donner davantage de visibilité aux écrivaines chinoises et à leur production, du début du XXe siècle à nos jours.



